Les enfants issus de l’immigration peuvent avoir de beaux parcours scolaires

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Parler d’Europe c’est aussi se poser les questions sociologiques et démographiques. C’est aussi dépasser le simple stade de l’information médiatique pour regarder précisément des situations qui, mal comprises, offrent des perspectives aux représentations et aux stéréotypes.

Dans son portait social de la France en 2016, l’INSEE observe les jeunes Français de 18 à 24 ans. Logement, travail, études, accès à l’éducation ou encore autonomie, tout est passé au crible et donne une situation précise et chiffrée de la situation de la jeunesse française.
Il est alors possible de porter un focus sur les enfants d’immigrés. L’enquête de l’institut le confirme : ce sont des élèves comme les autres, avec de belles possibilités de carrières scolaires. En ce domaine, le sondage ne fait que confirmer les résultats des études sociologiques de ces dernières années.

Mais il convient d’apporter quelques précisions : le succès scolaire ou universitaire est étroitement lié au diplôme détenu par les parents et notamment par les mères. C’est comme dans toutes les familles ; leur réussite scolaire est dépendante des ressources culturelles de la famille. En clair, plus il existe des ressources culturelles dans le foyer, plus les chances de réussite sont réelles.

L’enquête nous apprend que le passé migratoire de l’enfant n’est pas un facteur influençant ses résultats scolaires, contrairement au capital culturel de ses parents. Par ailleurs, les enfants originaires d’Asie du Sud-Est se distinguent par leur excellence scolaire, et ceci quelque soit leur milieu social.

Toute la question des inégalités transparaît dans cette étude 2016 de la jeunesse en France. Celles-ci apparaissent très tôt dès l’école primaire et même dès la maternelle. Elles se confirment à l’entrée au collège.
La question des inégalités est prise en compte au niveau européen. Elle constitue une partie importante de la stratégie 2020. L’insertion scolaire et sociale, la lutte contre les sortants précoces représentent une des priorités. Cela concerne les jeunes de 18 à 24 ans qui ne possèdent pas de diplôme de l’enseignement secondaire et qui ne font ni études ni formation. Les objectifs sont nombreux mais parmi ceux-ci soulignons la maîtrise des compétences de base ; en effet, en France, 7% des jeunes de 15 ans ont de faibles compétences en lecture, et à terme c’est l’employabilité même des personnes qui est en cause.

L’enjeu est donc non seulement important, mais salutaire : on ne peut aujourd’hui imaginer de projet d’avenir sans emploi.
S’il fallait une preuve, une seule, de la priorité à donner à l’éducation…
Pour toutes et tous.

Emmanuel Morucci

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