L’avenir de l’Europe se joue en 2017

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Chronique du 5 janvier 2017 – RCF

Je présente à chacune et chacun d’entre vous ainsi qu’à l’ensemble du réseau RCF, à ses membres, mes voeux les meilleurs pour cette nouvelle année.

2017 sera l’année durant laquelle on va beaucoup entendre parler d’Europe. Il y a plusieurs raisons à cela. La première est la concrétisation du Brexit. Dans un peu plus de deux mois, les Britanniques vont effectivement quitter l’Union européenne. Qu’elle soit hard ou soft la rupture sera bien réelle et les conséquences de ce choix électoral des Anglais vont concrètement se faire sentir. Pour eux d’abord, mais aussi pour le reste de l’Union. 60 millions d’habitants ne quittent pas une communauté sans que cela ne laisse de traces. À partir de mars il restera deux ans pour que les négociations en vue d’un nouveau traité entre Union européenne et Royaume-Uni aboutissent.

Une autre raison et pas des moindres est la campagne pour l’élection présidentielle en France. Le thème européen sera central. Il ne l’avait pas été durant la primaire de la droite, il le devient avec celle de la gauche et il est au coeur de la campagne d’un ancien ministre du budget. D’un côté les candidats eurosceptiques comme c’est la mode depuis quelques années, d’un autres les candidats plutôt favorables à la poursuite de la construction européenne y compris avec des changements souhaités et annoncés. .

L’enjeu est d’importance. Le contexte international oblige à se reposer la question d’une Europe forte, capable de protéger ses États membres et ses ressortissants. Les équilibres sont bousculés. Entre la prise de fonction du nouveau président américain et les pressions guerrières imposées par celui de Russie, entre l’instabilité économique et sociale de la Chine et la guerre au Moyen-orient, entre la menace terroriste et les changements climatiques, le monde connaît une lourde incertitude. Plus que jamais l’Union a besoin de se consolider, de s’affirmer et d’assurer sa présence dans les relations internationales. L’Europe doit non seulement se doter d’une véritable politique étrangère mais aussi d’une politique de défense et de sécurité commune. Pour cela les peuples et les États doivent en convenir. Ce sera un des enjeux majeurs de l’élection présidentielle car l’heureux gagnant, quel qu’il soit, devra défendre un tel projet devant les les 26 autres chefs d’États et de gouvernements. À moins bien sur que les Français n’élisent la candidate du Front national auquel cas la France devrait selon ses promesses électorales se détacher non seulement de l’euro mais de l’Union. Le pays se retrouverait seul et isolé sur le continent européen.

Cela pourrait bien se produire si l’on se laisse abuser par des discours populistes sans fondements. L’Europe a été brandie depuis si longtemps comme étant le bouc émissaire de tout ce qui va mal en France que les Français en sont désormais majoritairement persuadés. Emploi, réchauffement climatique, pêche ou encore politique agricole, avenir de la jeunesse, politique étrangère et de défense sont autant de compétences que l’Europe peut et doit traiter.

Mais la décision revient aux seuls chefs d’États et de gouvernements des pays membres. Autrement dit, au futur président de la République.

Emmanuel Morucci

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