Europe : to be or not to be ? That is the question.

20170104_160111
Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Email this to someone

Chronique du 12 janvier 2017 – RCF

Que faut-il pour que l’Europe réussisse ? C’est la question fondamentale qu’il convient de se poser car la stratégie européenne des États est à redéfinir. Le monde connaît des bouleversements importants et les tensions déjà hautes peuvent s’exacerber.

L’Union elle-même est touchée dans ses compétences mais aussi sur les dimensions qui restent sous la responsabilité des États membres. Ce qui n’est d’ailleurs pas très clair pour les citoyens, je veux bien en convenir. Qui fait quoi, quand et où ?

Pourtant il va falloir y répondre et vite. La concrétisation du brexit dans deux mois et les effets qui vont se faire sentir à ce moment-là, les élections nationales importantes aux Pays-Bas, en France, en République Tchèque et en Allemagne obligent l’Union européenne à repositionner son cadre d’action, et ses dirigeants à porter plus haut et plus fort le projet européen. L’année 2017 sera déterminante et la question shakespearienne, mais simple pour l’Europe : Être ou ne pas être ?

Les États membres seront-ils au rendez-vous ? Jusqu’ici on peut en convenir, ils l’ont été assez peu, voire pas du tout. Les intérêts nationaux ont primé sur le collectif. Ils sont mis en exergue au détriment de la nécessaire solidarité. Pourtant on le sait fort bien car cela est démontré, l’Europe qui gagne, l’Europe qui pèse dans le monde, l’Europe qui a de l’influence est celle qui met ses forces en commun. Galiléo, la recherche spatiale, l’industrie de pointe, la régulation des marchés au niveau international, la politique de la mer, Erasmus, etc. en sont quelques exemples.

Aujourd’hui il y a urgence pour l’Europe à approfondir ses politiques en matière de sécurité : de défense, d’environnement, mais aussi d’emploi, de formation. L’Union doit devenir sociale, et développer son essence et sa culture. Sans cela, elle ne sera pas et ses citoyens répondront aux sirènes des populismes, croyant de bonne foi bien faire, mais ce faisant se mettant la corde au cou. Ces mêmes citoyens qui doivent prendre conscience de ce qu’est véritablement le projet européen. Certes, il s’agit de défendre ses intérêts commerciaux, mais aussi les principes et valeurs que l’Union porte en symboles.

Les intérêts de l’UE se présentent en premier lieu pour ses citoyens mais ils sont aussi globaux. La compétition entre régions du monde est ouverte face à la Russie, l’Asie, les Amériques, l’Inde ou encore l’Afrique.

L’Union doit se forger une conviction forte et véritablement partagée. Elle doit se penser en puissance, indépendante et solidaire, et comme territoire d’appartenance. Chacun de nous en est responsable.

Emmanuel Morucci

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Email this to someone