Jeudi de l’Europe avec Patricia Adam : un état des lieux de la défense européenne

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Alors que l’UE fait face à des menaces terroristes, l’idée d’une défense commune s’est développée au sein de ses Etats membres.

En Europe, le partage des menaces n’était pas acquis il y a encore quelques années : les pays n’intégraient pas la réalité des dangers pesant sur leurs voisins. La France s’attachait plus particulièrement au Sahel, l’Italie et la Grèce au problème des migrants, etc.

De plus, depuis l’éclatement de l’URSS, la Russie a perdu sa zone tampon avec l’Europe, et s’en inquiète. Elle multiplie les démonstrations de force, en étant présente dans les eaux territoriales et les espaces aériens de nombreux pays. Les voisins de la Russie s’inquiétaient donc davantage des risques que faisaient planer les dirigeants russes que de toute autre menace.

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Cependant, après les attentats parisiens, et pour la première fois, l’article 42.7 * du TUE a été invoqué, par la France.

Tous les pays ont répondu présents, dans la mesure de leurs moyens, à commencer par l’Allemagne.

L’actualité a ainsi fait émerger un rapprochement des visions stratégiques de défense : le partage des menaces est maintenant acquis. Une vision stratégique commune au sein de l’UE et la nécessité de moyens de défense performants se précisent.
En parallèle, la défense européenne est encore actuellement assez fragile, car les Etats membres ont longtemps compté sur le bouclier américain. Cependant, depuis plusieurs années, les US ont déclaré désirer se mettre en retrait des problèmes européens, ce qu’a confirmé M. Trump.

Or, dans l’UE, un organe de défense existe déjà : l’Agence Européenne de la Défense, qui n’attend qu’un financement adéquat pour être opérationnelle. Cette proposition a notamment été débattue lors du dernier Conseil des Ministres des affaires étrangères, avec la création d’un fonds européen de la défense, alimenté par l’UE et ses Etats membres.

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Cette mise en commun favoriserait également la recherche, un point à ne pas négliger car investir dans ce domaine, c’est aussi investir dans l’emploi : 1 euro investi dans la recherche crée 1.6 emploi.

Pour ces raisons, l’UE a décidé de mettre en place cet axe d’efforts communs à l’horizon 2020.

* Article 42.7 du TUE : ” Au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l’article 51 de la charte des Nations unies. Cela n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres. “

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