Maastricht : « un traité n’est jamais figé » explique Emmanuel Morucci

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Retrouvez l’interview d’Emmanuel Morucci, invité du journal RCF national sur les 25 ans du traité de Maastricht : 

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Le traité européen de Maastricht fête mardi 7 février ses 25 ans. Avec sa signature le 7 février 1992, les pays membres posaient la nouvelle pierre de la construction européenne, qui a mené notamment à l’adoption de la monnaie unique.

« C’est le texte qui permet de passer de la communauté économique européenne (CEE) à l’Union européenne. C’est un texte qui marque la présence des Etats, mais aussi des citoyens puisque c’est un texte qui instaure véritablement un citoyenneté européenne » explique Emmanuel Morucci, président de la maison de l’Europe de Brest

Un anniversaire fêté malgré tout avec beaucoup de discrétion. « C’est l’anniversaire du traité de Rome le 25 mars prochain. C’est véritablement le tout premier texte. Il faut ajouter à cela le Brexit et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Les 60 ans du traité de Rome seront sans aucun doute le moment phare de cette année » ajoute ce spécialiste de l’Union européenne.

Brexit, Donald Trump, montée des populismes, crise des réfugiés. L’Europe traverse aujourd’hui une crise profonde d’identité. Malgré tout cela, « il est important de rappeler ce qu’est le traité de Maastricht, car véritablement, c’est celui qui a mis en place la reconnaissance des citoyens dans l’Union européenne, un droit de représentation populaire, l’union économique et monétaire et donc l’arrivée de l’Euro, ainsi qu’une politique étrangère de sécurité commune » précise Emmanuel Morucci.

« Un traité n’est pas figé. Un traité c’est une situation à un moment donné, à un contexte. Ce traité a été complété, révisé, à la fois par le traité d’Amsterdam et le traité de Nice. Et puis nous avons eu cette volonté constitutionnelle, d’avoir un texte commun à tous les citoyens de l’Union européenne, qui au bout du compte n’a pas été mis en place. Mais ce traité de Maastricht a été remplacé par celui de Lisbonne » analyse le président de la maison de l’Europe de Brest. Ce dernier explique, que face à la volonté de certains Etats de modifier certaines conditions de ce traité, comme par exemple la règle du déficit à 3 %, « il faut mettre dans ce traité un peu de souplesse, étant donné que le contexte a véritablement évolué.

Les mesures de Maastricht, qui font l’objet de nombreuses attentions et analyses, ne sont, pour Emmanuel Morucci, que des outils. « Il faut rappeler que l’Union européenne, c’est avant tout des personnes ». Le président de la maison de l’Europe  ajoute que l’Europe a aujourd’hui besoin d’une véritable volonté politique, portée par les chefs d’Etat et de gouvernement, et puis par les citoyens, face aux risques de désagrégation.

 

Copyright : Photo Parlement européen

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