25 ans après Maastricht : un traité n’est pas figé dans le marbre

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25 ans déjà que le Traité de Maastricht était voté et mis en application quelques mois plus tard. C’était le passage entre la Communauté économique européenne et l’Union européenne. Un trait d’Union entre deux conceptions de l’Europe. Ce traité d’Union européenne, le TUE dans le jargon des habitués, était porteur de symboles car il ouvrait la voie vers une Europe plus politique, plus intégrée. L’Européen passait du statut de consommateur de la CEE à celui de citoyen de l’Union européenne.

Maastricht c’est cet élément important qui met au cœur des valeurs et notamment celles qui s’attachent à la citoyenneté commune. Celle de la libre circulation au sein de nos pays. Celle de se déplacer, de s’installer, d’étudier et de travailler ailleurs que dans son pays d’origine. Sérieusement, qui voudrait remettre en cause cette possibilité qui nous est donnée de passer d’un pays européen à un autre ?

Pour autant cette citoyenneté commune ne remplace pas la nationalité ni la citoyenneté nationale. Non, tout simplement elle la complète. D’ailleurs les devoirs des citoyens européens restent ceux de leur nationalité.

Et Maastricht c’est aussi la naissance de l’UEM. La naissance de la monnaie unique l’Euro. Notre monnaie nationale et européenne que nous utilisons quotidiennement. Elle est devenue une des trois monnaies importantes au monde. Même décriée par certains, cet euro nous assure une sécurité vis-à-vis des autres places mondiales.

Maastricht c’est aussi la Politique européenne de sécurité commune. La PESC. Peu ou prou mise en œuvre par les États membres soucieux de leurs prérogatives, elle apparaît aujourd’hui comme une nécessité aux citoyens européens qui la réclament. 25 ans d’attente alors que les Européens par leur vote avaient à l’époque exprimé un choix en ce domaine.

Et puis Maastricht c’étaient aussi les prémices d’une répartition institutionnelle appropriée. : les États représentés par le Conseil, et les citoyens par le Parlement européen avec une Commission qui propose et met en application.

Depuis les choses ont évolué. Maastricht est aussi la preuve qu’un traité n’est pas gravé dans le marbre comme ont pu le prétendre les promoteurs du plan B en 2005.  Un traité n’est pas figé. Il correspond aux besoins d’un moment, d’une situation et d’un contexte. Après Maastricht il y a eu Amsterdam et Nice. Comme après Rome il y a 60 ans cette année il y a eu l’Acte unique, puis Maastricht. Gageons que dans quelques mois un nouveau traité viendra reformer ceux qui après Maastricht font l’Europe d’aujourd’hui. Je veux parler de Lisbonne et de son traité bien sûr.

 

Emmanuel Morucci

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