Quelle actualité européenne cette semaine ?

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Un projet révolutionnaire financé par l’UE mène à la découverte de sept planètes

La vie sur une autre planète est-elle possible? Un ambitieux projet de recherche financé par l’Union européenne a mené à la découverte d’un nouveau système de planètes aux caractéristiques très intéressantes.

« Cette découverte spectaculaire démontre que la collaboration internationale et le soutien décisif de la Commission européenne à la recherche permettent de relancer une des quêtes les plus fascinantes: la vie hors du système solaire. Je félicite l’équipe du chercheur belge Michaël Gillon qui, à la tête d’une équipe internationale et grâce à des fonds de l’Union européenne, a posé les bases de cette découverte révolutionnaire, » s’est félicité le commissaire Carlos Moedas, en charge de la recherche, des sciences et de l’innovation.

Baptisé TRAPPIST-1, ce système compte, autour d’une étoile, sept planètes de même taille que la Terre pouvant abriter de l’eau sous forme liquide à leur surface. Découvert avec l’aide de la NASA, TRAPPIST-1 est ainsi le système comptant le plus de planètes telluriques et le plus grand nombre de planètes potentiellement habitables jamais découverts.  Cette découverte s’inscrit dans le cadre du projet SPECULOOS (Search for habitable Planets EClipsing Ultra-¬‐cOOl Stars),  un projet de détection d’exoplanètes potentiellement habitables, mené par une équipe internationale dirigée par Michaël Gillon, astronome à l’Université de Liège.

La découverte, annoncée hier par la revue « Nature », a été possible grâce au suivi intensif du système avec plusieurs télescopes, dont le télescope spatial Spitzer de la NASA, qui a enrichi les résultats obtenus dans un premier temps par le télescope liégeois TRAPPIST-Sud en mai 2016 en révélant la présence de quatre planètes supplémentaires. Le projetSPECULOOS est actuellement dans sa phase finale de préparation sur le site de l’Observatoire Européen Austral de Paranal (ESO) au Chili. Il a bénéficié de financements du Conseil européen de la recherche (ERC) à hauteur de 1,96 million d’euros.

L’Union européenne se félicite de l’entrée en vigueur de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges

L’accord sur la facilitation des échanges (AFE), l’accord commercial multilatéral le plus important conclu depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, entre en vigueur aujourd’hui.

Avec la ratification, aujourd’hui, du Tchad, de la Jordanie, d’Oman et du Rwanda, l’accord a atteint le seuil prédéterminé de 110 membres de l’OMC requis pour son entrée en vigueur immédiate.

Cet accord vise à simplifier et à clarifier les procédures internationales d’importation et d’exportation, les formalités douanières et les exigences en matière de transit. Il facilitera les formalités administratives liées au commerce et les rendra moins coûteuses, contribuant ainsi à donner une impulsion importante et salutaire à la croissance économique mondiale. Les autorités douanières de l’UE joueront un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de l’accord, à la fois en montrant l’exemple à suivre et en agissant comme moteur du progrès en matière de facilitation des échanges au sein de l’UE et sur la scène internationale.

L’accord contribuera également à renforcer la transparence, à accroître les possibilités de participation des petites et moyennes entreprises dans les chaînes de valeur mondiales ainsi qu’à réduire les risques de corruption. Le texte de l’accord a été adopté lors de la Conférence ministérielle de l’OMC à Bali en 2013.

Cecilia Malmström, commissaire chargée du commerce, a déclaré: «Des procédures douanières améliorées combinées à une rapidité et à une fluidité plus importantes des échanges permettront de relancer le commerce mondial, dans l’intérêt des citoyens et des entreprises partout dans le monde. Les petites entreprises, qui peinent à s’y retrouver dans la bureaucratie et les règles compliquées auxquelles elles sont confrontées au quotidien, seront celles qui en profiteront le plus.»

Neven Mimica, commissaire pour la coopération internationale et le développement, a ajouté à ce sujet: «Le commerce est un moteur essentiel pour le développement durable. Le nouvel accord permettra d’exploiter l’énorme potentiel que renferme le commerce. Je suis prêt à aider nos pays partenaires à tirer le meilleur parti de cet accord.»

La plus grande marge d’amélioration – et donc le plus fort potentiel de retombées – se trouve dans les pays en développement. L’UE veut que cet accord contribue de manière significative à accroître la participation des pays en développement aux chaînes de valeur mondiales. Pour cette raison, elle a mobilisé 400 millions d’euros pour aider ces pays à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour se conformer aux règles fixées par l’accord.

Outre sa dimension de développement, cet accord s’inscrit également dans le cadre des efforts que déploie l’UE pour aider les petites et moyennes entreprises européennes à utiliser le potentiel inexploité des marchés mondiaux.

L’UE a été l’un des promoteurs de l’accord et a conduit les efforts en vue de sa conclusion. À la suite de la ratification de l’accord par le Conseil et le Parlement européen en 2015, l’UE a activement encouragé les autres membres de l’OMC à approuver l’accord sans délai. Alors que la masse critique a été atteinte, permettant ainsi à l’accord de devenir effectif, l’UE attend des autres membres de l’OMC qu’ils ratifient l’accord dans un avenir proche.

 

Le taux d’inflation annuel de la zone euro en hausse à 1,8%

Celui de l’UE en hausse à 1,7%

Le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est établi à 1,8% en janvier 2017, contre 1,1% en décembre 2016. Un an auparavant, il était de 0,3%. Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 1,7% en janvier 2017, contre 1,2% en décembre. Un an auparavant, il était de 0,3%. Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

En janvier 2017, les taux annuels les plus faibles ont été observés en Irlande (0,2%), en Roumanie (0,3%) et en Bulgarie (0,4%). Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Belgique (3,1%), en Lettonie et en Espagne (2,9% chacun) ainsi qu’en Estonie (2,8%). Par rapport à décembre 2016, l’inflation annuelle a baissé dans deux États membres et a augmenté dans vingt-six.

Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent des carburants pour le transport (+0,50 point de pourcentage), des combustibles liquides et des légumes (+0,14 pp chacun), tandis que les télécommunications (-0,09 pp), le gaz (-0,08 pp) ainsi que les pains & céréales (-0,05 pp) ont eu les plus forts impacts à la baisse.

Taux d’inflation annuel (%) en janvier 2017, par ordre croissant

Déclaration de M. Phil Hogan, commissaire européen chargé de l’agriculture et du développement rural, à la suite du décès de M. Xavier Beulin, président de la FNSEA

J’ai été profondément choqué dimanche soir d’apprendre le décès prématuré de M. Xavier Beulin, président de la FNSEA. Je tiens à exprimer ma grande tristesse face à cette nouvelle. Depuis ma nomination au poste de commissaire, j’ai rencontré M. Beulin à de nombreuses reprises et j’en étais venu à admirer en lui l’avocat efficace et de courageux des membres de la FNSEA et plus largement des communautés agricoles françaises et européennes. En tant qu’agriculteur et homme d’affaires, M. Beulin était une figure dynamique et, selon les termes du président de la COPA, «un agriculteur passionné et efficace».

En tant qu’ancien vice-président de la COPA-COGECA, la bonne réputation de M. Beulin n’était plus à faire en Europe et elle était méritée. Je me réjouissais de le retrouver la semaine prochaine au Salon International de l’Agriculture à Paris pour renouveler notre engagement sur les questions liées à l’agriculture française et à l’avenir de la PAC.

Il ne me reste plus qu’à m’associer à tant d’autres pour exprimer mes sincères condoléances à la famille de M.Beulin ainsi qu’à ses amis et ses collègues de la FNSEA et au-delà. Les nombreux hommages rendus à M. Beulinau cours des derniers jours démontrent la très haute considération et l’affection réelle que lui portait un si grand nombre de personnes en France et dans toute l’Europe.

La consommation d’énergie dans l’UE en-dessous de son niveau de 1990…

… mais une dépendance aux importations de combustibles fossiles en hausse

En 2015, la consommation intérieure brute d’énergie, qui reflète la quantité d’énergie nécessaire pour satisfaire l’ensemble de la consommation intérieure, s’est élevée dans l’Union européenne (UE) à 1 626 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), soit un niveau inférieur à celui de 1990 (-2,5%) et en baisse de 11,6% par rapport à son pic de près de 1 840 Mtep relevé en 2006.

Représentant près des trois quarts de la consommation d’énergie de l’UE en 2015, les combustibles fossiles étaient toujours, et de loin, la principale source d’énergie, même si leur poids n’a cessé de diminuer au cours des dernières décennies, passant de 83% en 1990 à 73% en 2015. Toutefois, au cours de cette période, la dépendance de l’UEvis-à-vis des importations de combustibles fossiles a augmenté, 73% étant importés en 2015 contre à peine plus de la moitié (53%) en 1990. En d’autres termes, tandis qu’en 1990, une tonne de combustibles fossiles était importée pour chaque tonne produite dans l’UE, en 2015, trois tonnes étaient importées pour chaque tonne produite.

Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, et sont complétés par un article sur les économies d’énergie dans l’UE.

Consommation intérieure brute d’énergie dans l’UE (en millions de tonnes équivalent pétrole, Mtep)

énergie eurostat

L’UE annonce une aide humanitaire de 18 millions d’euros en faveur de l’Ukraine

M. Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, a annoncé ce jour, au cours de sa visite en Ukraine, l’octroi d’un financement supplémentaire en faveur des populations touchées par le conflit dans l’est du pays.

M. Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, a annoncé ce jour, au cours de sa visite en Ukraine, l’octroi d’un financement supplémentaire en faveur des populations touchées par le conflit dans l’est du pays.

«La récente escalade de la violence dans l’est de l’Ukraine et ses conséquences sur la population civile sont extrêmement préoccupantes. Aujourd’hui, à Bakhmut, je veux dire au peuple ukrainien qu’il n’est pas seul. Tous les civils en détresse doivent être aidés, des deux côtés de la ligne de contact. Notre nouvelle aide permettra à nos partenaires humanitaires dans l’est de l’Ukraine de répondre aux besoins urgents en matière de soins médicaux, d’abris, d’eau et d’assainissement. Il est crucial que l’aide parvienne à toutes les personnes vulnérables touchées par le conflit dans les meilleurs délais, en toute sécurité et de manière impartiale», a déclaré M. Christos Stylianides.

La Commission européenne fournit une aide humanitaire aux populations les plus vulnérables, quel que soit l’endroit où elles vivent ou vers lequel elles ont fui. Environ 50 % de l’aide humanitaire de la Commission s’adresse aux populations dans le besoin dans les zones non contrôlées par le gouvernement.

Si l’on tient compte des fonds fournis directement par les États membres, l’Union a, dans son ensemble, alloué un peu plus de 399 millions d’euros d’aide humanitaire et d’aide à la reconstruction aux personnes touchées par le conflit depuis le début de l’année 2014.

ukraine_fr

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