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La Commission présente le livre blanc sur l’avenir de l’Europe: les voies de l’unité pour l’UE à 27

Ainsi que le président Juncker l’avait annoncé dans son discours sur l’état de l’Union 2016, la Commission européenne a présenté aujourd’hui un livre blanc sur l’avenir de l’Europe, qui constitue sa contribution au sommet de Rome du 25 mars 2017.

Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 60e anniversaire de l’UE et que nous regardons en arrière, nous voyons une période de paix s’étendant sur sept décennies et une Union élargie comptant 500 millions de citoyens qui vivent libres au sein de l’une des économies les plus prospères de la planète. Dans le même temps, l’UE doit regarder vers l’avant et réfléchir à l’élaboration d’une vision de son propre avenir à 27. Le livre blanc expose les principaux défis et les principales opportunités qui attendent l’Europe au cours des dix prochaines années. Cinq scénarios y sont présentés sur la manière dont l’Union pourrait évoluer d’ici à 2025 en fonction des choix qu’elle fera pour répondre à ces défis et saisir ces opportunités.

Le livre blanc expose cinq scénarios, chacun offrant un aperçu sur ce que pourrait être l’état de l’Union à l’horizon 2025, en fonction des choix que fera l’Europe (voir l’annexe). Ces scénarios, couvrent un éventail de possibilités, et ont valeur d’illustration. Ils ne s’excluent pas mutuellement et ne sont pas exhaustifs.

  • Scénario 1: S’inscrire dans la continuité – L’UE-27 s’attache à mettre en œuvre son programme de réformes positives, dans l’esprit de la communication de la Commission de 2014 intitulée «Un nouvel élan pour l’Europe» et de la déclaration de Bratislava adoptée en 2016 par l’ensemble des 27 États membres. En 2025, la situation pourrait être la suivante:

o    Les Européens peuvent certes conduire des voitures automatisées et connectées, mais ils peuvent rencontrer des problèmes lorsqu’ils franchissent une frontière, du fait de la persistance de certains obstacles juridiques et techniques.

o    Les Européens franchissent généralement les frontières sans devoir s’arrêter pour subir des vérifications. Des contrôles de sécurité renforcés supposent d’arriver à l’aéroport ou à la gare bien avant l’heure du départ.

  • Scénario 2: Rien d’autre que le marché unique – L’UE-27 se recentre progressivement sur le marché unique, les 27 États membres étant incapables de trouver un terrain d’entente dans un nombre croissant de domaines d’action. En 2025, la situation pourrait être la suivante:

o    Les contrôles réguliers compliquent le passage des frontières pour les déplacements d’affaires ou de tourisme. Il est plus difficile de trouver un emploi à l’étranger, et le transfert des droits à pension vers un autre pays n’est pas garanti. Tomber malade à l’étranger entraîne des frais médicaux élevés.

o    Les Européens hésitent à utiliser des voitures connectées, en raison de l’absence de règles et normes techniques à l’échelle de l’UE.

  • Scénario 3: Ceux qui veulent plus font plus – L’UE-27 continue comme aujourd’hui mais permet aux États membres qui le souhaitent de faire plus ensemble dans des domaines spécifiques tels que la défense, la sécurité intérieure ou les affaires sociales. Une ou plusieurs «coalitions de pays volontaires» se dégagent. En 2025, la situation pourrait être la suivante:

o    15 États membres établissent un corps d’officiers de police et de procureurs chargés d’enquêter sur les activités criminelles transfrontières. Les informations de sécurité sont échangées immédiatement car les bases de données sont totalement interconnectées:

o    Les voitures connectées sont largement utilisées dans 12 États membres qui sont convenus d’harmoniser leurs règles en matière de responsabilité et leurs normes techniques.

  • Scénario 4: Faire moins mais de manière plus efficace – L’UE- 27 concentre ses efforts sur des domaines d’action choisis où elle fournit plus de résultats plus rapidement, et réduit ses interventions dans les secteurs où son action est perçue comme n’ayant pas de valeur ajoutée. Elle centre son attention et ses ressources limitées sur les domaines qu’elle choisit. En 2025, la situation pourrait être la suivante:

o    Une autorité européenne des télécommunications sera compétente pour libérer des fréquences aux fins de services de communication transfrontaliers, tels ceux utilisés par les véhicules connectés. Elle protégera également les droits des utilisateurs de la téléphonie mobile et de l’internet où qu’ils se trouvent dans l’UE.

o    Une nouvelle Agence européenne de lutte contre le terrorisme contribue à dissuader et à prévenir les attentats graves par le repérage et le signalement systématiques des suspects.

  • Scénario 5: Faire beaucoup plus ensemble – Les États membres décident de mettre en commun davantage de pouvoirs, de ressources et de processus décisionnels dans tous les secteurs. Les décisions sont adoptées dans des délais plus courts au niveau européen et sont rapidement mises à exécution. En 2025, la situation pourrait être la suivante:

o    Des Européens désirant se plaindre d’un projet de turbine éolienne financé par l’UE envisagé dans leur localité n’arrivent pas à joindre l’autorité responsable, car on leur dit de s’adresser aux autorités européennes compétentes.

o    Il existe des règles européennes claires qui permettent aux voitures connectées de circuler sans discontinuité à travers l’Europe. Les automobilistes peuvent compter sur une agence de l’UE pour faire appliquer les règles.

Prochaines étapes

Le livre blanc est la contribution de la Commission européenne au sommet de Rome, à l’occasion duquel l’Union débattra de ses réalisations au cours des 60 dernières années mais également de son avenir à 27. Le livre blanc marque le coup d’envoi d’un processus dans lequel les 27 États de l’UE décideront de l’avenir de leur Union. Pour encourager ce débat, la Commission européenne, en collaboration avec le Parlement européen et les États membres intéressés, accueillera une série de «Débats sur l’avenir de l’Europe» dans les villes et les régions partout en Europe.

Elle contribuera à cette discussion dans les mois à venir en publiant une série de documents de réflexion sur les sujets suivants:

  • développer la dimension sociale de l’Europe;
  • approfondir l’Union économique et monétaire, sur la base du rapport des cinq présidents de juin 2015;
  • maîtriser la mondialisation;
  • l’avenir de la défense de l’Europe;
  • l’avenir des finances de l’UE.

Tout comme ce livre blanc, ces documents de réflexion présenteront des idées, propositions, options ou scénarios divers pour l’Europe à l’horizon 2025, sans présenter de décisions définitives à ce stade.

Le discours sur l’état de l’Union que prononcera le président Juncker en septembre 2017 reprendra et développera ces idées avant que les premières conclusions puissent être tirées à l’occasion du Conseil européen de décembre 2017. Cela aidera à prendre une décision sur la ligne d’action à mettre en œuvre dans les temps pour lesélections du Parlement européen de juin 2019.

Les accords commerciaux stimulent le secteur agroalimentaire de l’UE

Selon une nouvelle étude, les accords commerciaux peuvent contribuer à l’accroissement des ventes et favoriser l’emploi dans le secteur agroalimentaire de l’UE.

Il ressort d’une nouvelle étude indépendante réalisée pour le compte de la Commission européenne que les accords commerciaux ont contribué à stimuler les exportations agricoles de l’UE et ont soutenu l’emploi dans le secteur agroalimentaire et dans d’autres secteurs de l’économie. Les accords commerciaux conclus avec trois pays, le Mexique, la Corée du Sud et la Suisse, ont ainsi été examinés en détail.

Phil Hogan, commissaire pour l’agriculture et le développement rural, a déclaré à ce sujet: «Ces trois accords ont permis à eux seuls d’accroître les exportations agroalimentaires de l’UE de plus de 1 milliard d’euros et d’augmenter de 600 millions d’euros la valeur ajoutée dans le secteur agroalimentaire. Tout aussi important: cette hausse des exportations a favorisé la création de milliers d’emplois au total dans l’ensemble de l’UE, dont la plupart dans le secteur agroalimentaire, notamment dans le secteur primaire de l’agriculture. Ces chiffres sont clairement la preuve que des accords commerciaux ambitieux et équilibrés fonctionnent bien pour le secteur européen de l’alimentation et de l’agriculture.»

Plus précisément, les conclusions de l’étude en ce qui concerne ces trois accords sont les suivantes:

  • L’accord conclu entre l’UE et le Mexique a gonflé de 105 millions d’euros les exportations agroalimentaires de l’UE en 2013, soit trois ans après que les deux parties ont supprimé tous les obstacles commerciaux conformément à leurs engagements pris au titre de l’accord. La majorité de ces exportations concernaient des denrées alimentaires transformées et des boissons. Des importations supplémentaires d’une valeur de 316 millions d’EUR effectuées au cours de la même année ont porté essentiellement sur des produits de base. L’étude met également en évidence le potentiel que représente pour le secteur agricole de l’UE la poursuite de la suppression des droits de douane et des obstacles existants. Cette question est actuellement abordée dans les négociations visant à moderniser l’accord UE-Mexique.
  • L’accord de libre-échange (ALE) UE-Corée du Sud, dont la mise en œuvre intégrale n’est cependant pas encore terminée, a permis d’augmenter les exportations agroalimentaires de l’UE, constituées pour l’essentiel de produits de base et de matières premières, de 439 millions d’euros en 2015 (dernière année pour laquelle on dispose de données). Les importations supplémentaires d’une valeur de 116 millions d’EUR effectuées au cours de la même année concernaient principalement des denrées alimentaires transformées et des boissons.
  • Les accords commerciaux UE-Suisse relatifs aux produits agricoles et aux produits agricoles transformés ont permis conjointement d’augmenter de 532 millions d’euros les exportations agroalimentaires de l’UE en 2010, trois ans après leur mise en œuvre intégrale. La majorité de ces exportations étaient constituées de denrées alimentaires transformées et de boissons. Les importations supplémentaires d’une valeur de 1,17 million d’euros ont pris la forme pour l’essentiel de produits de base.

Les prix à la production industrielle en hausse de 0,7% dans la zone euro

En hausse de 0,8% dans l’UE28

En janvier 2017 par rapport à décembre 2016, les prix à la production industrielle ont augmenté de 0,7% dans la zone euro (ZE19) et de 0,8% dans l’UE28, selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. En décembre 2016, les prix avaient progressé de 0,8% dans la zone euro et de 0,9% dans l’UE28.

En janvier 2017 par rapport à janvier 2016, les prix à la production industrielle ont augmenté de 3,5% dans la zone euro et de 4,3% dans l’UE28.

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Agenda européen en matière de migration: la Commission présente de nouvelles mesures en faveur d’une politique de retour efficace et crédible

Faisant suite au sommet de Malte du 3 février 2017 qui a souligné la nécessité de revoir la politique de l’UE en matière de retour, la Commission présente aujourd’hui un plan d’action de l’UE renouvelé en la matière et une série de recommandations adressées aux États membres pour une plus grande efficacité des procédures de retour.

Les mesures proposées par la Commission consistent en des actions concrètes qui peuvent avoir un effet immédiat. Elles visent essentiellement à combler les lacunes et à faire appliquer les règles existantes, avec la rigueur et le réalisme nécessaires pour produire des résultats tangibles, dans le respect des obligations liées aux droits fondamentaux.

https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/factsheet_migration_partnership_framework_update13_12_2016_final.pdf

Le volume des ventes du commerce de détail en baisse de 0,1% dans la zone euro

En hausse de 0,1% dans l’UE28

En janvier 2017 par rapport à décembre 2016, le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a diminué de 0,1% dans la zone euro (ZE19), tandis qu’il a augmenté de 0,1% dans l’UE28, selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. En décembre, le commerce de détail avait reculé de 0,5% dans la zone euro et de 1,0% dans l’UE28.

En janvier 2017 par rapport à janvier 2016, l’indice des ventes de détail s’est accru de 1,2% dans la zone euro et de 1,5% dans l’UE28.

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À quel point votre pays est-il numérique? L’Europe progresse, mais elle doit encore combler la fracture numérique

Selon l’indice relatif à l’économie et à la société numériques (DESI, pour Digital Economy and Society Index) pour 2017, l’UE progresse, mais l’écart est encore trop grand entre les champions du numérique et les pays les moins performants. Un surcroît d’efforts et d’investissements s’impose pour pouvoir tirer le meilleur parti du marché unique numérique.

La Commission européenne a publié aujourd’hui les données fournies pour 2017 par l’indice relatif à l’économie et à la société numériques (DESI, pour Digital Economy and Society Index), un outil qui présente les performances des 28 États membres dans des domaines très divers, allant de la connectivité à la numérisation des entreprises et des services publics en passant par les compétences numériques.

Selon Andrus Ansip, vice-président chargé du marché unique numérique, «la numérisation de l’Europe est en cours, mais de nombreux pays doivent intensifier leurs efforts. Tous les États membres doivent investir davantage pour pouvoir profiter pleinement du marché unique numérique. Nous ne voulons pas d’une Europe numérique à deux vitesses. Nous devons unir nos efforts pour faire de l’UE un leader mondial du numérique.»

L’UE dans son ensemble a amélioré son score dans le domaine du numérique de 3 points de pourcentage par rapport à l’an dernier [1]), mais les progrès pourraient être plus rapides et la situation varie selon les États membres (le fossé numérique, autrement dit l’écart qui sépare le pays le plus avancé en la matière du pays le moins avancé, est de 37 points de pourcentage, contre 36 en 2014). Ce sont le Danemark, la Finlande, la Suède et les Pays-Bas qui affichent les meilleurs indices cette année, suivis par le Luxembourg, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Estonie et l’Autriche. Le trio de tête de l’UE l’emporte aussi au niveau mondial, devançant la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis. La Slovaquie et la Slovénie sont les pays de l’UE qui ont le plus progressé. Malgré certaines améliorations, plusieurs États membres, notamment la Pologne, la Croatie, l’Italie, la Grèce, la Bulgarie et la Roumanie, ont encore du retard par rapport à la moyenne de l’UE en matière de développement numérique. Des profils individuels par pays sont disponibles en ligne.

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