La transition énergétique, en route vers une économie propre.

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Le jeudi 20 avril 2017, la Maison de l’Europe de Brest – CIED Bretagne ouest a eu l’honneur d’accueillir Monsieur Olivier Coppens, attaché économique à la Représentation en France de la Commission européenne, pour une intervention sur la politique européenne en matière de transition énergétique, un sujet très actuel en Europe.

En effet, À la suite de l’accord de Paris, signé lors de la COP21, l’Union européenne, et tous ses États membres, ont pris la décision d’accélérer la transition énergétique afin de répondre à plusieurs objectifs : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre, permettre au bouquet énergétique de contenir au minimum 27% des énergies renouvelables et améliorer l’efficacité énergétique à hauteur de 27%. Ces objectifs sont prévus pour 2030 et participent à la réduction du réchauffement climatique de 1.5°C.

L’Union européenne permet de faire poids dans les décisions mondiales sur le climat, et n’est pas en retard en matière d’innovation. Actuellement, 40% des brevets déposés viennent des États européens. La transition énergétique, ou croissance verte, est une opportunité en terme de croissance et d’emplois ainsi que du bien vivre ensemble. Alors que près de trois millions de personnes travaillent dans ce domaine, la croissance verte permettra de créer encore trois millions d’emplois pour 2020. Source financière importante, le chiffre d’affaires des actions menées en matière de transition énergétique s’élève à 143 milliards.

L’enjeu actuel est que les États doivent regarder dans la même direction. En effet, confrontée aux sensibilités énergétiques différentes de ces pays, la politique européenne de transition énergétique doit réussir à mutualiser les efforts et faire avancer les États ensemble. Compte tenu de la conjoncture internationale actuelle, une des priorités pour la Commission Juncker est d’accéder à une autonomie énergétique. Les États étant maîtres de leurs ressources énergétiques (principe de souveraineté), des programmes transeuropéens sont amenés à se développer. Le rôle de la Commission va être d’accompagner ces politiques et tenter les efforts de part et d’autre de l’Europe.

Une autre difficulté soulevée par Monsieur Olivier Coppens est le déficit de l’Union européenne à transformer la recherche fondamentale en innovation concrète. S’il est vrai que le vieux continent est un leadership en matière de recherche, les résultats concrets de ces recherches en matière d’innovation et de création ne sont pas au rendez-vous. Une barrière à cela, le manque d’investissement. L’Union européenne a grand besoin de cet investissement pour poursuivre cette politique énergétique.  Cet investissement, qui pourrait se baser sur des fonds européens, des aides publics, ou encore des investissements entre publics et privés, permettrait un marché énergétique et des infrastructures beaucoup plus intégrés.

À l’avenir, une législation gelée sur le long terme serait à prévoir. Elle permettrait la mise en place d’une stabilité politique en la matière. Le monde commence doucement à prendre conscience du réchauffement climatique, les relations devraient s’intensifier notamment avec les États-Unis et la Chine.

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