L’Europe qui protège

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Le jeudi 8 juin 2017, la Maison de l’Europe de Brest et le CIED Bretagne ouest ont eu l’honneur d’accueillir Isabelle Jégouzo, Chef de Représentation en France de la Commission européenne.

Elle a rencontré François Cuillandre, Maire de Brest, dans son bureau de Brest métropole, en présence de Frédérique Bonnard Le-Floc’h, Vice-présidente chargée des politiques européennes et contractuelles, Emmanuel Morucci et Antonio Ciminna,  Président honoraire et Vice-Président de la Maison de l’Europe de Brest et Bretagne ouest. Ils ont pu revenir ensemble sur les différents projets de la ville de Brest cofinancés par l’Union européenne qui s’avèrent être nombreux.Lors de la signature du livre d’or de Brest métropole par l’ambassadrice de l’Union européenne en France, Monsieur le Maire lui a offert le livre Tous les Brest, de Pierre Péron.

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Une visite des Ateliers des Capucins, nouveau lieu emblématique de la ville de Brest cofinancé par l’UE, a été organisée par Brest métropole. Isabelle Jégouzo a pu admirer la vue de la Penfeld et du Château de Brest à bord du téléphérique. Elle a pu également découvrir la médiathèque François Mitterrand.

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Isabelle Jégouzo a ensuite donné une conférence sur « l’Europe qui protège », à la Maison de l’Europe de Brest – CIED Bretagne ouest. Elle a souligné, en ouverture, l’importance de la sécurité générale des Européens pour l’UE. Sa présentation a débuté sur la protection économique des emplois et des produits dans l’Union européenne. Toute une série d’actions ont été mises en place pour protéger les consommateurs. L’Union européenne est la zone du monde la plus exigeante en matière d’interception aux frontières des produits qui ne respectent pas les normes ;315 000 emplois sont ainsi protégés par les lois anti-dumping.

Isabelle Jégouzo a ensuite évoqué l’importance de la protection des données des points de vue privé et économique. Ainsi, l’UE est la zone la plus sévère dans ce domaine. L’année dernière, l’Union européenne a adopté un règlement sur la protection des données personnelles qui entrera en vigueur en 2018. Tous les Etats membres auront une législation commune et cela va également permettre une plus grande transparence pour informer les consommateurs sur la façon dont les données peuvent être récupérées et réutilisées. Elle a souligné que la France est pionnière dans la protection des données. Un arrêt a été adopté par la  Cours de Justice pour renforcer le droit à l’oubli : l’arrêt Google.

Un autre domaine sur le sujet de la sécurité des personnes a été abordé et est malheureusement en tête de l’actualité : la sécurité publique. Il faut d’abord rappeler que ce sujetestla compétence des Etats membres. Le danger est toutefois transnational et mobile, c’est pour cela que la coopération est étroite entre les Etats pour répondre efficacement à la menace. Les contrôles aux frontières sont donc renforcés et le contrôle des européens dans le fichier Schengen est efficace pour lutter contre la criminalité. Cela se traduit également par le mandat d’arrêt européen qui améliore et accélère l’arrestation d’un criminel dans l’UE.

La politique de défense était le dernier point abordé par Isabelle Jégouzo. De gros progrès ont été réalisés depuis 2003 et l’UE intervient dans des opérations de maintien de la paix et de renforcement de la sécurité extérieure. Nous sommes encore loin d’une défense commune mais le contexte international instable favorise l’avancé de la défense dans l’UE. Elle reste tout de même une compétence limitée. L’article 42 du Traité de l’Union européenne interdit de dépenser de l’argent pour prendre en charge un engagement militaire opérationnel européen. L’UE doit se doter d’une autonomie stratégique. L’UE vient de proposer la création d’un fonds européen de défense pour aider les Etats membres à être plus efficaces dans leur dépense militaire.

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Thierry Duval, professeur à l’IMT Atlantique et Responsable du laboratoire Atol, a présenté en deuxième partie, le projet européen RECONSURVE, un système reconfigurable de surveillance maritime à base de capteurs multimodaux intelligents installés sur diverses plateformes et interopérables au sein d’un réseau cohérent. Il permet de détecter des comportements anormaux de navires. Les partenaires sur ce projet sont Thales, l’école navale, Turkish Coast guard, GMT, SRDC.

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