Revue de presse du mardi 19 décembre 2017

Notre sélection d’articles extraits de la Revue de presse réalisée par Jaques Le Masson

 

REVUE DE PRESSE PHOTO JLM

ÉDITORIAL

L’hôpital à bout de souffle. Jean-Francis Pecresse, Éditorialiste Les Échos le 18/12 à 19:38 

La responsabilité de la situation dramatique des hôpitaux incombe à un Etat qui a multiplié les injonctions contradictoires. Le point de rupture est proche. Ce n’est plus de la microchirurgie mais de la chirurgie lourde qu’il va falloir pratiquer pour sauver l’hôpital public. Dévoilée lundi par la Fédération hospitalière de France, la perspective d’un déficit des hôpitaux de 1,5 milliard d’euros fin 2017 est tout sauf anodine. Elle doit obliger le gouvernement à revoir en profondeur un modèle sanitaire à bout de souffle. Car cette ardoise sans précédent est le symptôme d’un mal structurel. 

 

ANALYSE

Le Brexit n’est déjà plus ce qu’il était. Gabriel Grésillon, Correspondant à Bruxelles Les Échos le 18/12 à 17:12

L’accord récent signé par Londres avec Bruxelles montre que c’est un Brexit très édulcoré qui se prépare. L’explosif dossier irlandais va contraindre les Anglais à rester alignés sur les règles européennes du marché unique, à moins de remettre en cause l’intégrité de leur territoire. Le (véritable) Brexit n’aura pas lieu. Cette affirmation pourrait être perçue comme un simple pari sur l’avenir. Un pari solide : l’hypothèse que le peuple britannique finira, un jour ou l’autre, par faire machine arrière devant un scénario devenu nettement moins attrayant ne doit pas être exclue. 

 

La ploutocratie populiste et le futur de l’Amérique. Nouriel Roubini, a professor at NYU’s Stern School of Business and… Project Syndicate, Dec 11, 2017 

Donald Trump a emporté la présidence des États-Unis grâce au soutien de la classe ouvrière et des électeurs blancs socialement conservateurs envers une plate-forme populiste de nationalisme économique. Trump a rejeté les positions traditionnelles du Parti républicain en faveur des entreprises et du commerce. Comme Bernie Sanders à gauche, il s’est adressé aux Américains lésés par les technologies induisant des changements radicaux dans l’organisation du travail et de la société, ainsi que par les politiques « mondialistes » promouvant le libre-échange et la migration. 

 

Complacency Will Be Tested in 2018. Stephen S. Roach, former Chairman of Morgan Stanley Asia and… Project Syndicate, Dec 14, 2017 

After years of post-crisis despair, the broad consensus of forecasters is now quite upbeat about prospects for the global economy in 2018. World GDP growth is viewed as increasingly strong, synchronous, and inflation-free. Exuberant financial markets could hardly ask for more. While I have great respect for the forecasting community and the collective wisdom of financial markets, I suspect that today’s consensus of complacency will be seriously tested in 2018. The test might come from a shock – especially in view of the rising risk of a hot war (with North Korea) or a trade war (between the US and China)…

CHRONIQUE

Can Europe Sustain the Macron Moment? Carl Bildt was Sweden’s foreign minister from 2006 to October 2014 and… Project Syndicate, Dec 13, 2017 

At the start of 2017, many feared that the European project would experience a near-breakdown within the next year. The United Kingdom had decided to leave the European Union, the United States had elected a president who cheered the Brexiteers on, and populists running in the French and German elections posed a clear danger to European integration. As we approach the start of 2018, the picture is very different. The European project has not only survived, but may be gaining new momentum. At least within the bubble of EU institutions in Brussels, one senses a newfound confidence. 

 

Macron-Philippe : the couple. Cécile Cornudet Les Échos le 18/12 à 19:18 

Redevenus populaires ensemble, le chef de l’État et le Premier ministre réinventent le duo exécutif. Les sondages de cette fin d’année mettent en lumière une donnée que l’on percevait mal. Il y a un couple à la tête de l’exécutif. Emmanuel Macron et Edouard Philippe redeviennent populaires ensemble , après avoir perdu des points l’été dernier. L’un ne progresse pas au détriment de l’autre et vice versa, comme par le passé. Le Premier ministre ne protège ni n’expose le chef de l’Etat. Ils cheminent ensemble, c’est tout. A peu près au même niveau de popularité. Ni Fillon ni Valls n’ont eu cette élégance. 

ÉCONOMIE

La liste de souhaits des investisseurs financiers pour 2018. Mohamed A. El-Erian, Chief Economic Adviser at Allianz… Project Syndicate, Dec 13, 2017 

Si les investisseurs financiers devaient rédiger leur lettre au Père Noël cette année, ils seraient probablement tentés de demander le maintien de cette combinaison inhabituelle de facteurs qui ont dominé au cours de l’année écoulée : une ultra-faible volatilité du marché, la valeur en plein essor des actifs financiers, certaines corrélations qui ont fait baisser le coût de l’atténuation du risque de portefeuille, ainsi que de nouvelles opportunités prometteuses (comme le Bitcoin). Mais avant de faire leur liste de souhaits, les investisseurs devraient examiner les risques à plus long terme associés à la dissociation…

Alerte maximale sur la dette mondiale. Richard Hiault, Grand reporter Les Échos le 15/12 

Jamais le niveau d’endettement des États, des entreprises et des ménages n’avait atteint un tel niveau en temps de paix. Le FMI et l’OCDE tirent la sonnette d’alarme : les pays du G7 doivent revoir de fond en comble leurs politiques économiques, à moins de prendre le risque d’une nouvelle crise majeure. Nombre d’économistes s’en inquiètent. Et aussi les grandes institutions multilatérales comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : le niveau d’endettement atteint par l’économie mondiale atteint des proportions inouïes.

POINT DE VUE

Intelligence artificielle : faut-il une loi ? Benoit Georges, Chef de service Les Échos le 18/12 à 17:10

PROSPECTIVE/Le rapport publié vendredi par la CNIL propose des règles éthiques pour le développement des algorithmes et de l’intelligence artificielle, tout en estimant qu’il n’est pas nécessaire de les réguler. Le 6 janvier 1978, la France votait sa loi « informatique et libertés ». Quarante ans plus tard, une loi « intelligence artificielle et éthique » ne semble pas à l’ordre du jour. C’est ce qui ressort du rapport publié vendredi par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) intitulé « Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle. »